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Loi de robien et loi besson
I. Logements neufs et assimilés : régime « Robien »
6 L'article 31, I-1º-h du CGI Ø 306, issu de l'article 91 de la
loi urbanisme et habitat (Loi « Robien » : loi 2003-590 du 2 juillet
2003), permet aux propriétaires de logements neufs ou assimilés de
bénéficier d'un amortissement de leur investissement s'ils prennent
l'engagement de louer le logement nu pendant au moins neuf ans à
usage d'habitation principale, le loyer ne devant pas excéder un
certain montant.
A. Personnes concernées
7 L'option pour le régime de l'amortissement peut être exercée
par les personnes physiques et les membres des sociétés non soumises
à l'impôt sur les sociétés qui acquièrent un logement neuf ou
assimilé, ou le font construire.
1. Investissement des personnes physiques
8 Le bénéfice de la mesure est réservé aux contribuables dont
les revenus provenant de la location du logement sont imposés dans
la catégorie des revenus fonciers.
La déduction ne s'applique donc pas aux logements inscrits à
l'actif d'une entreprise individuelle (BIC – BA) même s'ils sont
loués nus.
9 Le logement peut être la propriété des deux époux ou d'un seul
d'entre eux ou encore des personnes à la charge du foyer fiscal au
sens des articles 196 à 196 B du CGI (Inst. 5 D-4-99 du 20 août
1999 nº 1).
Sont considérés comme étant à la charge d'un contribuable :
- ses enfants de moins de 18 ans ou infirmes et les enfants
recueillis à son propre foyer, s'ils n'ont pas de revenus
distincts de ceux qui servent de base à l'imposition du
contribuable ;
- à condition qu'elles vivent sous le même toit, les personnes
titulaires de la carte d'invalidité prévue à l'article 178 du Code
de la famille et de l'aide sociale ;
- les enfants de moins de 21 ans, ou de moins de 25 ans s'ils
poursuivent leurs études, ainsi que quel que soit leur âge ceux
qui effectuent leur service militaire, lorsque le rattachement au
foyer fiscal a été demandé.
10 Les contribuables qui n'ont pas leur domicile fiscal en France
peuvent bénéficier de la mesure dès lors que les revenus du
logement qu'ils acquièrent ou font construire sont imposables en
France dans la catégorie des revenus fonciers.
2. Sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés
11 Les immeubles peuvent être la propriété d'une société non
soumise à l'impôt sur les sociétés, autre qu'une société civile de
placement immobilier, qu'il s'agisse par exemple d'une société
civile immobilière de gestion, d'une société immobilière de
copropriété dont l'article 1655 ter du CGI (sociétés
transparentes) prévoit le régime fiscal ou de toute autre société
de personnes (société en nom collectif, société en participation)
dans la mesure où les revenus de ces immeubles sont imposés entre
les mains des associés dans la catégorie des revenus fonciers.
À la différence du dispositif « Besson-neuf », les sociétés
civiles de placement immobilier (SCPI) sont expressément exclues
de la déduction au titre de l'amortissement « Robien ». Dans le
cadre de ce régime, en effet, c'est au niveau de l'associé
souscripteur qu'une déduction pourra être opérée et non plus au
niveau de la société (voir (268)). La circonstance que tout ou
partie des associés souscripteurs n'aient pas pu (souscriptions
antérieures au 3 avril 2003 notamment) ou voulu opter pour le
bénéfice de la déduction au titre de l'amortissement de la
souscription de leurs parts au capital de la SCPI n'autorise pas
la société à pratiquer elle-même une déduction au titre de
l'amortissement des logements acquis ou construits à compter du 3
avril 2003.
12 Les parts des sociétés doivent être souscrites dans le cadre de
la gestion du patrimoine privé du contribuable. Elles ne peuvent
donc figurer à l'actif d'une société ou d'une entreprise
individuelle alors même que les résultats de celles-ci seraient
soumis à l'impôt sur le revenu.
En revanche, lorsque ces titres sont détenus par une société non
soumise à l'impôt sur les sociétés et dont l'activité revêt
également un caractère purement civil, les membres de cette
dernière dont la part dans les bénéfices sociaux relève de la
catégorie des revenus fonciers peuvent bénéficier de ces
déductions (Inst. 5 D-4-99 du 20 août 1999 nº 3).
3. Cas particuliers
Démembrement du droit de propriété
13 Le texte légal exclut expressément du régime les immeubles
dont le droit de propriété est démembré. Il s'ensuit que le
démembrement de propriété de tout ou partie des éléments entrant
dans la base amortissable, tels que le logement, ses dépendances
immédiates et nécessaires ou son terrain d'assiette, fait
obstacle pour l'ensemble de l'immeuble au bénéfice de la
déduction au titre de l'amortissement.
De même, la déduction au titre de l'amortissement n'est pas
applicable aux revenus des parts de sociétés non soumises à
l'impôt sur les sociétés (société civile immobilière, société
d'attribution, etc.) dont le droit de propriété est démembré. Si
le porteur détient à la fois des parts dont le droit de
propriété est démembré et des parts en pleine propriété, il ne
peut bénéficier de la déduction au titre de l'amortissement qu'à
raison des revenus procurés par ces dernières (Inst. 5 D-4-99 du
20 août 1999 nº 6).
Lorsque le démembrement du droit de propriété de l'immeuble ou
des parts sociales intervient après la date de la prise de
l'engagement de location, l'avantage fiscal est en principe
remis en cause (137 et 139).
14 Une exception à ce principe est toutefois prévue. Lorsque le
démembrement de la propriété de l'immeuble ou des droits sociaux
placés sous le régime de la déduction au titre de
l'amortissement résulte du décès de l'un des époux soumis à
imposition commune, le conjoint survivant titulaire de
l'usufruit peut demander la reprise à son profit, dans les mêmes
conditions et selon les mêmes modalités (139), du régime de la
déduction au titre de l'amortissement pour la période restant à
courir à la date du décès.
Indivision
15 La location d'un logement en indivision ouvre droit à la
déduction au titre de l'amortissement si toutes les conditions
sont respectées. Chaque indivisaire déduit des produits lui
revenant la fraction de l'amortissement correspondant à sa
quote-part indivise.
En outre, compte tenu de la nature juridique de l'indivision et
des objectifs de la loi, les conditions suivantes doivent
simultanément être remplies :
- les indivisaires doivent s'engager conjointement à louer
l'immeuble nu ou à conserver leurs parts sociales pendant une
durée de neuf ans ;
- le locataire du logement doit être une personne autre que l'un
des indivisaires ou une personne fiscalement à la charge de l'un
d'eux (Inst. 5 D-4-99 du 20 août 1999 nº 9).
16 Lorsque l'événement à l'origine de l'indivision intervient
après la date de la prise de l'engagement de location ou de
conservation des parts, l'amortissement est remis en cause sous
réserve des exceptions prévues par la loi (137 et 139) et, en
toute hypothèse, cesse de s'appliquer pour l'avenir quand bien
même l'indivision résulterait du décès de l'un des époux soumis
à imposition commune. En effet, si dans ce dernier cas le
conjoint survivant devient titulaire d'une quote-part indivise,
il ne peut pas demander la reprise à son profit du régime de la
déduction au titre de l'amortissement, cette possibilité n'étant
offerte qu'au conjoint survivant attributaire du bien ou
titulaire de son usufruit (Inst. 5 D-4-99 du 20 août 1999 nº
10).
Loi Besson, Loi de Robien,
Textes de Loi
306 Code général des impôts
Art. 31 (Extraits)
Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du
revenu net comprennent :
(…)
e. Une déduction forfaitaire fixée à 14 % des revenus bruts et
représentant les frais de gestion, l'assurance à l'exclusion de
celle visée au a bis et l'amortissement. Lorsque l'une des options
prévues aux f, g et h et à l'article 31 bis est exercée, la
déduction, fixée à 6 %, représente les frais de gestion et
l'assurance à l'exclusion de celle visée au a bis. La déduction
forfaitaire au taux de 14 % est de nouveau applicable à
l'expiration de l'application des régimes visés aux g et h et à
l'article 31 bis ;
Le taux de déduction mentionné au premier alinéa est fixé à 40 %
pour les revenus des six premières années de location des
logements qui ne peuvent donner lieu à l'un ou l'autre des régimes
prévus aux f, g et h et qui, répondant aux normes d'habitabilité
telles que définies par décret, sont loués par une personne
physique ou une société non soumise à l'impôt sur les sociétés en
vertu d'un bail conclu à compter du 1er janvier 1999. Le
contribuable ou la société propriétaire doit s'engager à louer le
logement nu pendant une durée de six ans au moins à des personnes
qui en font leur habitation principale. Cet engagement prévoit, en
outre, que le loyer et les ressources du locataire appréciées à la
date de conclusion du bail ne doivent pas excéder des plafonds
fixés par décret et que la location ne peut être conclue avec un
membre du foyer fiscal, un ascendant ou un descendant du
contribuable, une personne occupant déjà le logement ou, si
celui-ci est la propriété d'une société non soumise à l'impôt sur
les sociétés, l'un de ses associés ou un membre du foyer fiscal,
un ascendant ou un descendant d'un associé. Les associés des
sociétés précitées s'engagent à conserver leurs parts pendant au
moins six ans. Un contribuable ne peut, pour un même logement ou
une même souscription de titres, pratiquer la réduction d'impôt
mentionnée à l'article 199 undecies A et bénéficier de la
déduction forfaitaire au taux de 40 % prévue au présent alinéa.
Lorsque la location est suspendue à l'issue d'une période d'au
moins trois ans au profit d'un ascendant ou d'un descendant du
contribuable, la déduction forfaitaire s'applique au taux de 14 %
et la période de mise à disposition du logement au profit d'un
ascendant ou d'un descendant n'est pas prise en compte pour la
durée de location minimale de six ans. Cette période de mise à
disposition du logement ne peut excéder neuf ans.
La location du logement consentie à un organisme public ou privé
pour le logement à usage d'habitation principale de son personnel,
à l'exclusion du propriétaire du logement, de son conjoint, de
membres de son foyer fiscal ou de ses descendants et ascendants,
ne fait pas obstacle au bénéfice de la déduction. Un décret
précise les conditions de cette location, notamment les modalités
d'appréciation des loyers et des ressources de l'occupant.
Le taux de déduction mentionné au premier alinéa est porté à 60 %
pendant trois ans, pour les revenus tirés de la location des
logements qui ne peuvent donner lieu à l'un ou l'autre des régimes
prévus aux f, g et h, qui répondent aux normes d'habitabilité
définies par décret et qui sont loués par une personne physique ou
une société non soumise à l'impôt sur les sociétés en vertu d'un
bail conclu, reconduit ou renouvelé à compter du 1er janvier 2002.
Le contribuable ou la société propriétaire doit s'engager à louer
le logement nu pendant une durée de trois ans au moins à des
personnes qui en font leur habitation principale. Cet engagement
prévoit en outre que le loyer et les ressources du locataire,
constatées à la date à laquelle la location avec ce locataire
ouvre droit pour la première fois aux dispositions du présent
alinéa, ne doivent pas excéder des plafonds qui seront fixés par
décret à des niveaux inférieurs à ceux mentionnés au deuxième
alinéa. L'engagement prévoit également que la location ne peut pas
être conclue avec un membre du foyer fiscal, un ascendant ou un
descendant du contribuable ou, si le logement est la propriété
d'une société non soumise à l'impôt sur les sociétés, l'un de ses
associés ou un membre de son foyer fiscal, un ascendant ou un
descendant d'un associé. Les associés des sociétés précitées
s'engagent à conserver leurs parts pendant au moins trois ans. Un
contribuable ne peut, pour un même logement ou une même
souscription de titres, pratiquer la réduction d'impôt mentionnée
à l'article 199 undecies A et bénéficier de la déduction
forfaitaire au taux de 60 % prévue au présent alinéa.
La location du logement consentie à un organisme sans but lucratif
qui le met à la disposition de personnes défavorisées mentionnées
à l'article 1er de la loi nº 90-449 du 31 mai 1990 visant à la
mise en œuvre du droit au logement autres qu'un membre du foyer
fiscal, un ascendant ou un descendant du contribuable, et qui est
agréé à cet effet par le représentant de l'État dans le
département, ne fait pas obstacle au bénéfice de la déduction
prévue au quatrième alinéa.
En cas de non-respect de l'un des engagements mentionnés au
deuxième alinéa ou au quatrième alinéa ou de cession du logement
ou des parts sociales, le supplément de déduction forfaitaire fait
l'objet d'une reprise au titre de l'année de la rupture de
l'engagement ou de la cession. En cas d'invalidité correspondant
au classement dans la deuxième ou la troisième des catégories
prévues à l'article L 341-4 du Code de la sécurité sociale, de
licenciement ou de décès du contribuable ou de l'un des époux
soumis à imposition commune, cette reprise n'est pas appliquée.
Tant que la condition de loyer prévue au deuxième alinéa ou au
quatrième alinéa demeure remplie, le bénéfice du taux majoré est
prorogé par périodes de trois ans, en cas de poursuite, de
reconduction ou de renouvellement du contrat de location.
Sous réserve que les conditions de loyer et de ressources du
nouveau locataire prévues au deuxième alinéa ou au quatrième
alinéa soient remplies, le taux majoré demeure également
applicable en cas de changement de titulaire du bail.
(…)
h. Pour les logements situés en France, acquis neufs ou en l'état
futur d'achèvement à compter du 3 avril 2003, et à la demande du
contribuable, une déduction au titre de l'amortissement égale à 8
% du prix d'acquisition du logement pour les cinq premières années
et à 2,5 % de ce prix pour les quatre années suivantes. La période
d'amortissement a pour point de départ le premier jour du mois de
l'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est
postérieure.
La déduction au titre de l'amortissement est applicable, dans les
mêmes conditions, aux logements que le contribuable fait
construire et qui ont fait l'objet, à compter du 3 avril 2003, de
la déclaration d'ouverture de chantier prévue à l'article R 421-40
du Code de l'urbanisme. Il en est de même des locaux affectés à un
usage autre que l'habitation acquis à compter du 3 avril 2003 et
que le contribuable transforme en logements, ainsi que des
logements acquis à compter du 3 avril 2003 qui ne satisfont pas
aux caractéristiques de décence prévues à l'article 6 de la loi
89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs
et portant modification de la loi 86-1290 du 23 décembre 1986 et
qui font l'objet de travaux de réhabilitation définis par décret
permettant aux logements d'acquérir des performances techniques
voisines de celles des logements neufs. Dans ces cas, la déduction
au titre de l'amortissement est calculée sur le prix d'acquisition
des locaux augmenté du montant des travaux de transformation ou de
réhabilitation. La période d'amortissement a pour point de départ
le premier jour du mois de l'achèvement de ces travaux.
Le bénéfice de la déduction est subordonné à une option qui doit
être exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de
l'année d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle
est postérieure. Cette option est irrévocable pour le logement
considéré et comporte l'engagement du propriétaire de louer le
logement nu pendant au moins neuf ans à usage d'habitation
principale à une personne autre qu'un membre de son foyer fiscal.
Cette location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent
la date d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle
est postérieure. Cet engagement prévoit, en outre, que le loyer ne
doit pas excéder un plafond fixé par décret. La location du
logement consentie à un organisme public ou privé qui le donne en
sous-location nue à usage d'habitation principale à une personne
autre que le propriétaire du logement, son conjoint ou les membres
de son foyer fiscal, ne fait pas obstacle au bénéfice de la
déduction, à la condition que cet organisme ne fournisse aucune
prestation hôtelière ou parahôtelière.
À l'issue de la période couverte par l'engagement de location,
tant que la condition de loyer prévue au troisième alinéa reste
remplie, le propriétaire peut, par période de trois ans et pendant
une durée maximale de six ans, bénéficier d'une déduction au titre
de l'amortissement égale à 2,5 % du prix d'acquisition ou de
revient du logement en cas de poursuite, de reconduction ou de
renouvellement du bail ou en cas de changement de titulaire du
bail. En cas de non-respect des conditions de location ou de
cession du logement, les déductions pratiquées pendant l'ensemble
de la période triennale sont remises en cause dans les conditions
de droit commun. À l'issue de cette période, et sous réserve que
les conditions de loyer et de ressources prévues au e soient
remplies, le propriétaire peut bénéficier de la déduction
forfaitaire majorée au taux de 40 % ou de 60 %, qu'il y ait ou non
changement de titulaire du bail.
La déduction au titre de l'amortissement n'est pas applicable aux
revenus des immeubles dont le droit de propriété est démembré.
Toutefois, lorsque le transfert de la propriété du bien ou le
démembrement de ce droit résulte du décès de l'un des époux soumis
à imposition commune, le conjoint survivant attributaire du bien
ou titulaire de son usufruit peut demander la reprise à son
profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du
dispositif prévu au présent h pour la période restant à courir à
la date du décès.
Lorsque l'option est exercée, les dispositions du b ne sont pas
applicables, mais les droits suivants sont ouverts :
1. Les dépenses de reconstruction et d'agrandissement
ouvrent droit à une déduction, au titre de l'amortissement, égale
à 8 % du montant des dépenses pour les cinq premières années et à
2,5 % de ce montant pour les quatre années suivantes. Le
propriétaire doit s'engager à louer le logement dans les
conditions prévues au troisième alinéa pendant une nouvelle durée
de neuf ans. À l'issue de la période couverte par l'engagement de
location, tant que la condition de loyer prévue au troisième
alinéa reste remplie, le propriétaire peut, par période de trois
ans et pendant une durée maximale de six ans, bénéficier d'une
déduction au titre de l'amortissement égale à 2,5 % du montant des
dépenses en cas de poursuite, de reconduction ou de renouvellement
du bail ou en cas de changement de titulaire du bail. En cas de
non-respect des conditions de location ou de cession du logement,
les déductions pratiquées pendant l'ensemble de la période
triennale sont remises en cause dans les conditions de droit
commun. À l'issue de cette période, et sous réserve que les
conditions de loyer et de ressources prévues au e soient remplies,
le propriétaire peut bénéficier de la déduction forfaitaire
majorée au taux de 40 % ou de 60 %, qu'il y ait ou non changement
de titulaire du bail.
2. Les dépenses d'amélioration ouvrent droit à une
déduction, au titre de l'amortissement, égale à 10 % du montant de
la dépense pendant dix ans.
La période d'amortissement a pour point de départ le premier jour
du mois d'achèvement des travaux.
Les dispositions du présent h s'appliquent dans les mêmes
conditions lorsque l'immeuble est la propriété d'une société non
soumise à l'impôt sur les sociétés autre qu'une société civile de
placement immobilier, à la condition que le porteur de parts
s'engage à conserver la totalité de ses titres jusqu'à
l'expiration de la durée de neuf ans mentionnée au troisième
alinéa et au 1.
Si un logement dont la société est propriétaire est loué à l'un
des associés ou à un membre du foyer fiscal d'un associé, ce
dernier ne peut pas bénéficier de la déduction au titre de
l'amortissement. En outre, la déduction au titre de
l'amortissement n'est pas applicable aux revenus des titres dont
le droit de propriété est démembré. Toutefois, lorsque le
transfert de la propriété des titres ou le démembrement de ce
droit résulte du décès de l'un des époux soumis à imposition
commune, le conjoint survivant attributaire des titres ou
titulaire de leur usufruit peut demander la reprise à son profit,
dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du
dispositif prévu au présent h pour la période restant à courir à
la date du décès.
Le revenu net foncier de l'année au cours de laquelle l'un des
engagements définis au présent h n'est pas respecté est majoré du
montant des amortissements déduits. Pour son imposition, la
fraction du revenu net foncier correspondant à cette majoration
est divisée par le nombre d'années civiles pendant lesquelles
l'amortissement a été déduit ; le résultat est ajouté au revenu
global net de l'année de la rupture de l'engagement et l'impôt
correspondant est égal au produit de la cotisation supplémentaire
ainsi obtenue par le nombre d'années utilisé pour déterminer le
quotient. En cas d'invalidité correspondant au classement dans la
deuxième ou la troisième des catégories prévues à l'article L
341-4 du Code de la sécurité sociale, de licenciement ou de décès
du contribuable ou de l'un des époux soumis à imposition commune,
cette majoration ne s'applique pas.
Pour un même logement, les dispositions du présent h sont
exclusives de l'application des dispositions du deuxième alinéa du
3º du I de l'article 156 et des articles 199 undecies ou 199
undecies A. Elles ne s'appliquent pas aux monuments classés
monuments historiques, inscrits à l'inventaire supplémentaire ou
ayant fait l'objet d'un agrément ministériel ou ayant reçu le
label délivré par la Fondation du patrimoine mentionnés au premier
alinéa du 3º du I de l'article 156.
Art. 31 bis
L'associé d'une société civile de placement immobilier, régie par
les articles L 214-50 et suivants du Code monétaire et financier,
dont la quote-part de revenu est, en application de l'article 8 du
présent Code, soumise en son nom à l'impôt sur le revenu dans la
catégorie des revenus fonciers, peut pratiquer, sur option
irrévocable exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de
l'année de la souscription, une déduction au titre de
l'amortissement. Cette déduction est égale à 8 % pour les cinq
premières années et à 2,5 % pour les quatre années suivantes de 95 %
du montant de la souscription en numéraire au capital initial ou aux
augmentations de capital de cette société réalisée à compter du 3
avril 2003. La période d'amortissement a pour point de départ le
premier jour du mois qui suit celui de la souscription.
Cette déduction, qui n'est pas applicable aux revenus des titres
dont le droit de propriété est démembré, est subordonnée à la
condition que 95 % de la souscription serve exclusivement à financer
un investissement pour lequel les conditions d'application de la
déduction prévue au h du 1º du I de l'article 31 sont réunies. En
outre, la société doit prendre l'engagement de louer le logement
dans les conditions et limites prévues au h du 1º du I dudit
article. L'associé doit s'engager à conserver la totalité de ses
titres jusqu'à l'expiration de l'engagement souscrit par la société.
Le produit de la souscription annuelle doit être intégralement
investi dans les dix-huit mois qui suivent la clôture de celle-ci.
La société ne peut pas bénéficier de la déduction forfaitaire
majorée au taux de 40 % ou de 60 % durant la période couverte par
l'engagement de location.
Tant que la condition de loyer prévue au troisième alinéa du h du 1º
du I de l'article 31 reste remplie, l'associé peut, par période de
trois ans et pendant une durée maximale de six ans, bénéficier d'une
déduction au titre de l'amortissement égale à 2,5 % de 95 % du
montant de la souscription. En cas de non-respect des conditions de
location ou de cession du logement ou des parts, les déductions
pratiquées pendant l'ensemble de la période triennale sont remises
en cause dans les conditions de droit commun.
Un décret fixe les obligations incombant aux associés et aux
sociétés mentionnées au présent article.
Art. 32 (Extraits)
1. Par dérogation aux dispositions de l'article 31, lorsque le
montant du revenu brut annuel défini aux articles 29 et 30 n'excède
pas 15 000 euros, le revenu imposable correspondant est fixé à une
somme égale au montant de ce revenu brut diminué d'un abattement de
40 %. (La limite de 15 000 euros s'applique à compter de
l'imposition des revenus de l'année 2001.)
Les dispositions du 1 s'appliquent à l'ensemble des revenus fonciers
perçus par le foyer fiscal. Les contribuables concernés portent
directement le montant du revenu brut annuel sur la déclaration
prévue à l'article 170.
Les dispositions du 1 ne sont pas applicables lorsque le
contribuable ou l'un des membres du foyer fiscal est propriétaire
d'un ou plusieurs biens appartenant aux catégories suivantes :
(…)
c. Logements neufs au titre desquels est demandé le bénéfice de
l'une des déductions forfaitaires prévues aux deuxième à quatrième
alinéas du e du 1º du I de l'article 31 ou de l'une des déductions
au titre de l'amortissement prévues aux f, g et h du 1º du I de
l'article 31.
Art. 2 terdecies A
Pour l'application du troisième alinéa du h du 1º du I de l'article
du CGI, les plafonds de loyer mensuel, charges non comprises, sont
fixés, pour les baux conclus en 2003, à 18 euros par mètre carré en
sone A, 12,5 euros en zone B et 9 euros en zone C. Les plafonds sont
relevés chaque année, au 1er janvier, selon les mêmes modalités que
les plafonds de loyer prévus à l'article 2 duodecies.
Pour l'application du présent article, les zones A, B et C sont
définies par arrêté des ministres chargés du budget et du logement.
La surface à prendre en compte pour l'appréciation du plafond de
loyer est la même que celle prévue pour l'application de l'article 2
duodecies.
Art. 2 quaterdecies I. Pour l'application du deuxième alinéa du e du
1º du I de l'article 31 du CGI, les contribuables sont tenus de
joindre à leur déclaration des revenus de l'année au cours de
laquelle a pris effet la location dont les revenus peuvent
bénéficier de la déduction forfaitaire majorée :
1º Une note annexe, établie sur un imprimé fourni par
l'administration, qui comporte les éléments suivants :
a. L'identité et l'adresse du contribuable ;
b. L'adresse, la date d'acquisition ou d'achèvement du logement
concerné et la surface à prendre en compte pour l'appréciation du
plafond de loyer telle qu'elle est définie par l'article 2 duodecies
;
c. Le montant du loyer mensuel, charges non comprises, tel qu'il
résulte du bail ;
d. L'engagement de louer le logement non meublé, pendant une durée
de six ans au moins, à des personnes qui en font leur habitation
principale ;
2º Une copie du bail ;
3º (abrogé).
4º Une copie de l'avis d'imposition ou de non-imposition du
locataire établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle
de la signature du contrat de location.
II. En cas de changement de locataire au cours de la période
couverte par l'engagement de location mentionné au d du 1º du I, le
contribuable joint à sa déclaration des revenus de l'année au cours
de laquelle le changement est intervenu une copie du nouveau bail
ainsi qu'une copie de l'avis d'imposition ou de non-imposition du
locataire entrant dans les lieux établi au titre de l'avant-dernière
année précédant celle de la signature du contrat de location.
Art. 2 quaterdecies A I. Pour l'application du quatrième alinéa du e
du 1º du I de l'article 31 du CGI, les contribuables sont tenus de
joindre à leur déclaration des revenus de l'année au cours de
laquelle la location ouvre droit pour la première fois à la
déduction forfaitaire majorée :
1º Une note annexe qui comporte les éléments suivants :
a. L'identité et l'adresse du contribuable ;
b. L'adresse, la date d'acquisition ou d'achèvement du logement
concerné et la surface à prendre en compte pour l'appréciation du
plafond de loyer telle qu'elle est définie par l'article 2 duodecies
;
c. Le montant du loyer mensuel, charges non comprises, tel qu'il
résulte du bail ;
d. L'engagement de louer le logement non meublé, pendant une durée
de trois ans au moins, à des personnes qui en font leur habitation
principale ;
2º Une copie du bail ;
3º Une copie de l'avis d'impôt sur le revenu du locataire établi au
titre de l'avant-dernière année précédant celle pour laquelle la
location à ce locataire ouvre droit pour la première fois à la
déduction forfaitaire majorée.
II. En cas de changement de locataire au cours de la période
couverte par l'engagement de location mentionné au d du 1º du I, le
contribuable joint à sa déclaration des revenus de l'année au cours
de laquelle le changement est intervenu une copie du nouveau bail
ainsi qu'une copie de l'avis d'impôt sur le revenu du locataire
entrant dans les lieux établi au titre de l'avant-dernière année
précédant celle de la signature du contrat de location.
Art. 2 quaterdecies B
Pour l'application des deuxième et quatrième alinéas du e du 1º
du I de l'article 31 du CGI, les logements doivent répondre aux
normes définies par le décret 2002-120 du 30 janvier 2002.
Art. 2 quindecies I.
Pour bénéficier de la déduction au titre de l'amortissement, les
contribuables sont tenus de joindre à leur déclaration des revenus
de l'année d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle
est postérieure :
1º L'option prévue au g du 1º du I de l'article 31 du code général
des impôts, formulée dans une note annexe établie sur un imprimé
fourni par l'administration, qui comporte les éléments suivants :
a. L'identité et l'adresse du contribuable ;
b. L'adresse du logement concerné, sa date d'acquisition ou
d'achèvement, la date de sa première location et la surface à
prendre en compte pour l'appréciation du plafond de loyer telle
qu'elle est définie par l'article 2 terdecies ;
c. Le montant du loyer mensuel, charges non comprises, tel qu'il
résulte du bail ;
d. L'engagement de louer le logement non meublé, pendant une durée
de neuf ans au moins, à des personnes qui en font leur habitation
principale ;
e. Les modalités de décompte de la déduction au titre de
l'amortissement ;
2º Une copie du bail ;
3º Une copie de l'avis d'imposition ou de non-imposition du
locataire établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle
de la signature du contrat de location ;
4º Les documents suivants :
a. Pour les immeubles que le contribuable fait construire, une copie
de la déclaration d'ouverture de chantier mentionnée à l'article R
421-40 du code de l'urbanisme et de la déclaration d'achèvement des
travaux, accompagnées des pièces attestant de leur réception en
mairie ;
b. Pour les locaux que le contribuable transforme en logement, une
copie de la déclaration d'achèvement des travaux, accompagnée d'une
pièce attestant de sa réception en mairie et d'une note précisant la
nature de l'affectation précédente des locaux.
Si le logement n'est pas loué au moment du dépôt de la déclaration
des revenus de l'année d'achèvement de l'immeuble ou de son
acquisition si elle est postérieure, les documents mentionnés aux 2º
et 3º sont joints à la déclaration des revenus de l'année en cours
de laquelle le bail est signé.
II. L'engagement de location prévu au 1 du g du 1º du I de l'article
31 du code général des impôts doit être formulée dans une note
annexe à la déclaration des revenus de l'année d'achèvement des
travaux, établie conformément à un modèle fixé par l'administration
et comportant l'indication des modalités de décompte de la déduction
au titre de l'amortissement.
III. L'option prévue au cinquième alinéa du g du 1º du I de
l'article 31 du code général des impôts doit être formulée dans une
note établie conformément à un modèle fixé par l'administration, qui
doit être jointe à la déclaration des revenus souscrite par le
conjoint survivant au titre de l'année du décès de son conjoint pour
la période postérieure à cet événement. Elle comporte l'engagement
de louer le logement non meublé à des personnes, qui en font leur
habitation principale, pour la fraction de la période de neuf ans
couverte par l'engagement de location initial restant à courir à la
date du décès.
IV. Pendant la période couverte par l'engagement de location
mentionné aux I, II et III, le contribuable joint à chacune de ses
déclarations des revenus un état établi conformément à un modèle
fixé par l'administration et faisant apparaître, pour chaque
logement, le détail du calcul du montant de la déduction pratiquée
au titre de l'amortissement ainsi qu'une note indiquant le nom des
locataires de l'immeuble. En outre, en cas de changement de
locataire au cours de cette période, il joint à sa déclaration des
revenus de l'année au cours de laquelle le changement est intervenu
une copie du nouveau bail ainsi qu'une copie de l'avis d'imposition
ou de non-imposition du locataire entrant dans les lieux établi au
titre de l'avant-dernière année précédant celle de la signature du
contrat de location.
Art. 2 quindecies A
I. – Pour le bénéfice de la déduction au titre de
l'amortissement prévue au h du 1º du I de l'article 31 du CGI, les
contribuables sont tenus de joindre à leur déclaration des revenus
de l'année d'achèvement de l'immeuble, ou de son acquisition si elle
est postérieure, les mêmes documents que ceux visés au I de
l'article 2 quindecies à l'exception de celui visé au 3º du même I.
En outre, pour les logements que le contribuable acquiert en vue de
les réhabiliter, les contribuables sont tenus de joindre à leur
déclaration des revenus de l'année d'achèvement des travaux les
états et attestations prévus à l'article 2 quindecies C ainsi que,
lorsque ces états sont requis, les états prévus aux articles L.
1334-5 et L. 1334-7 du code de la santé publique fournis par le
vendeur lors de la promesse de vente ou annexés à l'acte authentique
de vente du logement.
II. – L'engagement de location prévu au 1 du h du 1º du I de
l'article 31 du CGI doit être formulé dans une note annexe à la
déclaration des revenus de l'année d'achèvement des travaux, établie
conformément à un modèle fixé par l'administration et comportant
l'indication des modalités de décompte de la déduction au titre de
l'amortissement.
III. – L'option prévue au cinquième alinéa du h du 1º du I de
l'article 31 du CGI doit être formulée dans une note établie selon
les mêmes modalités que celles prévues au III de l'article 2
quindecies.
IV. – Pendant la période couverte par l'engagement de location
mentionné aux I, II et III, le contribuable joint à chacune de ses
déclarations des revenus un état établi conformément à un modèle
fixé par l'administration et faisant apparaître, pour chaque
logement, le détail du calcul du montant de la déduction pratiquée
au titre de l'amortissement ainsi qu'une note indiquant le nom des
locataires de l'immeuble. En outre, en cas de changement de
locataire au cours de cette période, il joint à sa déclaration des
revenus de l'année au cours de laquelle le changement est intervenu
une copie du nouveau bail.
Art. 2 quindecies B
I. – Le logement qui ne satisfait pas aux caractéristiques de
décence au sens du deuxième alinéa du h du 1º du 1 de l'article 31
du CGI s'entend de celui qui ne répond pas, pour au moins quatre des
rubriques figurant sur l'attestation prévue au 1º de l'article 2
quindecies C, aux caractéristiques de la décence définies par le
décret nº 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques
du logement décent.
II. – Les travaux de réhabilitation visés au deuxième alinéa du h du
1º du 1 de l'article 31 du CGI s'entendent des travaux réalisés sur
le logement, et le cas échéant sur les parties communes, qui
permettent de donner au logement l'ensemble des performances
techniques fixées par arrêté des ministres chargés du budget et du
logement. Au moins six de ces performances techniques doivent avoir
été obtenues à la suite de ces travaux.
Art. 2 quindecies C
Pour le bénéfice de la déduction au titre de l'amortissement prévue
au h du 1º du I de l'article 31 du CGI applicable aux logements
acquis par le contribuable en vue de les réhabiliter, le
contribuable fait établir par un contrôleur technique ou un
technicien de la construction qualifié, indépendant des personnes
physiques ou morales susceptibles de réaliser les travaux de
réhabilitation et couvert par une assurance pour cette activité :
1º Avant la réalisation des travaux, un état descriptif du logement
contenant les rubriques fixées par un arrêté des ministres chargés
du budget et du logement. La personne qui établit cet état fournit
également une attestation indiquant les rubriques pour lesquelles le
logement ne correspond pas aux caractéristiques de la décence
mentionnées au 1 de l'article 2 quindecies B ;
2º Après la réalisation des travaux, un état descriptif du logement
contenant les mêmes rubriques que celles mentionnées au 1º. La
personne qui établit cet état fournit également une attestation
indiquant d'une part que les travaux de réhabilitation ont permis de
donner au logement l'ensemble des caractéristiques d'un logement
décent mentionnées au I de l'article 2 quindecies B et d'autre part
que l'ensemble des performances techniques mentionnées au II du même
article est respecté et qu'au moins six d'entre elles ont été
obtenues à la suite des travaux de réhabilitation. Dans une
copropriété, cette attestation indique que l'état apparent des
parties communes qui desservent le logement est considéré comme
décent, que celles-ci aient ou non fait l'objet de travaux ;
l'appréciation est faite au regard des mêmes caractéristiques que
celles prises en compte pour un logement individuel.
Art. 2 sexdecies
Pour l'application du troisième alinéa du e et du troisième alinéa
du g du 1º du I de l'article 31 du CGI :
1º Le personnel des organismes publics ou privés, sous-locataire du
logement, s'entend des personnes employées par ces organismes et
dont les rémunérations principales entrent dans la catégorie des
traitements et salaires au sens de l'article 79 du CGI ;
2º Les conditions prévues au deuxième alinéa du e et au troisième
alinéa du g du 1º du I de l'article 31 du CGI s'apprécient en tenant
compte du montant :
a. Du loyer payé au bailleur par l'organisme locataire ;
b. Du loyer payé à cet organisme par le sous-locataire ;
c. Des ressources du sous-locataire ;
3º Les contribuables doivent joindre à leur déclaration des revenus
de l'année au cours de laquelle a pris effet la location dont les
revenus peuvent bénéficier de la déduction forfaitaire majorée ou,
pour l'application du régime de la déduction au titre de
l'amortissement, à leur déclaration des revenus de l'année
d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est
postérieure :
a. La note annexe prévue au I de l'article 2 quaterdecies ou au 1º
du I de l'article 2 quindecies complétée du nom du sous-locataire et
des nom et adresse de son employeur ;
b. Une copie de bail conclu avec l'organisme locataire ;
c. (abrogé).
d. Une copie de l'avis d'imposition ou de non-imposition du
sous-locataire établi au titre de l'avant-dernière année précédant
celle de la signature du contrat de sous-location ainsi qu'un
document faisant mention du montant du loyer payé par le
sous-locataire ;
4º Si le bail ou le contrat de sous-location n'est pas signé à la
date de la déclaration susmentionnée, les documents énumérés aux b
et d du 3º sont joints à la déclaration des revenus de l'année au
cours de laquelle le bail ou le contrat de sous-location est signé.
Il en est de même en cas de changement de locataire ou de
sous-locataire pendant la période couverte par l'engagement de
location mentionné au d du 1º du I de l'article 2 quaterdecies et
aux I, II et III de l'article 2 quindecies.
Art. 2 sexdecies-0 A
I. Pour l'application du cinquième alinéa du e du 1º du I de
l'article 31 du CGI, les conditions prévues au quatrième alinéa du e
du 1º du I du même article s'apprécient en tenant compte du montant
:
a. Du loyer payé au bailleur par l'organisme sans but lucratif
locataire ;
b. Du loyer payé le cas échéant à cet organisme par la personne
occupant le logement ;
c. Des ressources de la personne occupant le logement.
II. Les contribuables doivent joindre à leur déclaration des revenus
de l'année au cours de laquelle la location à cet organisme ouvre
droit pour la première fois à la déduction forfaitaire majorée :
a. La note annexe prévue au I de l'article 2 quaterdecies A
complétée du nom du sous-locataire et des nom et adresse de
l'organisme ;
b. Une copie de bail conclu avec l'organisme locataire ;
c. Le cas échéant, une copie de l'avis d'impôt sur le revenu du
sous-locataire établi au titre de l'avant-dernière année précédant
celle pour laquelle la location à cet organisme ouvre droit pour la
première fois à la déduction forfaitaire majorée ainsi qu'un
document faisant mention du montant du loyer payé par la personne
occupant le logement.
III. Si le bail ou le contrat de sous-location n'est pas signé à la
date de la déclaration susmentionnée, les documents énumérés aux b
et c du II sont joints à la déclaration des revenus de l'année au
cours de laquelle le bail ou le contrat de sous-location est signé.
Il en est de même en cas de changement de locataire ou d'occupant
pendant la période couverte par l'engagement de location mentionné
au d du 1º du I de l'article 2 quaterdecies A.
Art. 2 sexdecies-0 A ter.
Pour l'application du troisième alinéa du h du 1º du I de l'article
31 du CGI :
1º La condition de loyer s'apprécie en tenant compte du montant du
loyer payé au bailleur par l'organisme locataire et du loyer payé à
cet organisme par le sous-locataire.
Il n'est toutefois pas tenu compte de la redevance versée par le
sous-locataire, en sus du loyer et des charges locatives, à un
organisme indépendant de l'organisme locataire et représentative des
frais de gestion, d'assurance, de gardiennage, d'amortissement des
locaux collectifs, d'équipement des logements et, le cas échéant,
d'ameublement. Cette disposition s'applique à la condition que le
logement soit situé dans une résidence dotée de services collectifs
et composée d'un ensemble homogène de dix logements au moins à usage
d'habitation principale et que le montant annuel de la redevance
n'excède pas le montant annuel des loyers payés par le
sous-locataire ;
2º Les contribuables doivent joindre à leur déclaration des revenus
de l'année d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle
est postérieure, la note annexe prévue au II de l'article 2
quindecies A, une copie de bail conclu avec l'organisme locataire
ainsi qu'une copie du contrat de sous-location faisant apparaître le
montant de la redevance payée par le sous-locataire.
Art. 2 sexdecies A
Pendant la période de mise à disposition du logement prévue au
deuxième alinéa du e et au troisième alinéa du g du 1º du I de
l'article 31 du CGI, le contribuable joint chaque année à sa
déclaration de revenu une note annexe établie conformément à un
modèle fixé par l'administration qui comporte les éléments suivants
:
a. L'identité et l'adresse du contribuable ;
b. L'adresse du logement concerné ;
c. La date de prise d'effet du bail initial et la date de mise à
disposition du logement au profit d'un ascendant ou d'un descendant
du contribuable ;
d. L'identité de l'ascendant ou du descendant du contribuable
occupant le logement ;
e. La nature de la mise à disposition.
La note jointe à la déclaration de revenus de l'année de mise à
disposition du logement et de l'année de reprise de l'engagement de
location mentionne en outre les modalités de décompte de la
déduction au titre de l'amortissement pratiquée pour ces mêmes
années.
La note jointe à la déclaration de revenus de l'année de reprise de
l'engagement de location mentionne en outre la date du départ des
lieux de l'ascendant ou descendant du contribuable.
Art. 2 septdecies
I. Lorsque l'immeuble appartient à une société, les obligations
fixées par les articles 2 quaterdecies, 2 quaterdecies A, 2
quindecies, 2 quindecies A, 2 sexdecies, 2 sexdecies-0 A, 2
sexdecies-0 A ter et 2 sexdecies A incombent à cette société.
L'engagement prévu à l'article 2 quaterdecies est joint par la
société à sa déclaration du résultat de l'année au cours de laquelle
a pris effet la location dont les revenus peuvent bénéficier de la
déduction forfaitaire majorée. L'engagement prévu à l'article 2
quaterdecies A est joint par la société à sa déclaration du résultat
de l'année au cours de laquelle la location ouvre droit pour la
première fois à la déduction forfaitaire majorée. Les options
prévues aux articles 2 quindecies et 2 quindecies A sont jointes par
la société, selon le cas, à sa déclaration du résultat de l'année
d'achèvement du logement ou de son acquisition si elle est
postérieure, ou à sa déclaration du résultat de l'année d'achèvement
des travaux.
II. La société doit, avant le 16 février de chaque année, faire
parvenir à ses associés un document établi en double exemplaire,
conformément à un modèle fixé par l'administration et comportant,
pour l'année précédente, les renseignements suivants :
1º L'identité et l'adresse de l'associé ;
2º Le nombre et les numéros des parts détenues au 1er janvier et au
31 décembre et, le cas échéant, des parts souscrites, acquises et
transmises au cours de l'année ainsi que la date de ces opérations ;
3º L'attestation que la location et, le cas échéant, la
sous-location remplissent les conditions prévues par les articles 2
duodecies, 2 duodecies A, 2 terdecies, 2 terdecies A, 2 sexdecies, 2
sexdecies-0 A et 2 sexdecies-0 A ter ;
4º Lorsqu'il y a lieu, le montant de l'amortissement correspondant
aux droits de l'associé ;
5º Le montant du revenu net foncier correspondant aux droits de
l'associé déterminé dans les conditions de droit commun et le
montant de ce revenu déterminé compte tenu, selon le cas, de la
déduction forfaitaire majorée ou de la déduction au titre de
l'amortissement ;
6º En cas de non-respect par la société ou un associé de ses
engagements, la quote-part de supplément de déduction forfaitaire ou
des déductions au titre de l'amortissement que l'associé doit
ajouter au revenu foncier de l'année au cours de laquelle la rupture
de l'engagement ou la cession du logement ou des parts sociales est
intervenue.
Un exemplaire de ce document est joint par la société à sa
déclaration de résultat.
7º Lorsqu'un logement est mis à la disposition d'un ascendant ou
d'un descendant de l'un des associés dans les conditions prévues au
deuxième alinéa du e et au troisième alinéa du g du 1º du I de
l'article 31 du CGI, les éléments figurant sur la note annexe prévue
à l'article 2 sexdecies A.
III. La société joint chaque année à sa déclaration de résultat
l'état mentionné au IV des articles 2 quindecies et 2 quindecies A.
Elle y indique, en outre, l'identité et l'adresse des associés ainsi
que la part des revenus des immeubles de la société correspondant
aux droits de chaque associé.
Art. 2 octodecies
I. L'engagement de conservation des titres prévu au deuxième alinéa
du e du 1º du I de l'article 31 du CGI est constaté lors du dépôt de
la déclaration des revenus de l'année au cours de laquelle a pris
effet la location dont les revenus peuvent bénéficier de la
déduction forfaitaire majorée ou, si elle est postérieure, de
l'année au cours de laquelle les parts ont été acquises.
L'engagement de conservation des titres prévu au quatrième alinéa du
e du 1º du I de l'article 31 du CGI est constaté lors du dépôt de la
déclaration des revenus de l'année au cours de laquelle la location
au locataire œuvre droit pour la première fois à la déduction
forfaitaire majorée.
L'engagement de conservation des titres prévu au dixième alinéa du g
et du h du 1º du I de l'article 31 précité est constaté lors du
dépôt de la déclaration des revenus de l'année au titre de laquelle
les parts ont été souscrites ou acquises ou, si elle est
postérieure, de l'année de l'acquisition ou de l'achèvement de
l'immeuble. Pour le bénéfice de la déduction au titre de
l'amortissement des dépenses de reconstruction et d'agrandissement,
l'engagement de conservation des titres doit être joint à la
déclaration des revenus de l'année d'achèvement des travaux.
L'engagement de conservation des titres formulé par le conjoint
survivant doit être joint à la déclaration des revenus souscrite par
ce dernier au titre de l'année du décès de son conjoint pour la
période postérieure à cet événement.
II. Les parts détenues par les associés qui entendent bénéficier de
la déduction forfaitaire majorée ou de la déduction au titre de
l'amortissement sont inscrites, dans les trente jours suivant la
date limite de dépôt de la déclaration des revenus mentionnée au I,
sur un compte ouvert au nom de l'associé dans la comptabilité de la
société ou sur un registre spécial. Les documents relatifs aux
opérations ayant affecté ce compte sont conservés jusqu'à la fin de
la troisième année suivant celle de l'expiration de l'engagement
mentionné au I.
III. Les associés joignent à chacune de leurs déclarations des
revenus y compris pendant la période de mise à disposition du
logement prévue au deuxième alinéa du e et au troisième alinéa du g
du 1º du I de l'article 31 du CGI un exemplaire du document
mentionné au II de l'article 2 septdecies.
Art. 2 octodecies A
I. – L'engagement de conservation des titres prévu au deuxième
alinéa de l'article 31 bis du CGI est constaté lors du dépôt de la
déclaration des revenus de l'année au titre de laquelle les parts
ont été souscrites.
II. – Les parts détenues par les associés qui entendent bénéficier
de la déduction au titre de l'amortissement sont inscrites, dans les
trente jours suivant la date limite de dépôt de la déclaration des
revenus mentionnée au I, sur un compte ouvert au nom de l'associé
dans la comptabilité de la société ou sur un registre spécial. Les
documents relatifs aux opérations ayant affecté ce compte sont
conservés jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle de
l'expiration de l'engagement mentionné au I.
III. – Les associés joignent à chacune de leurs déclarations des
revenus un exemplaire des documents mentionnés à l'article 2
octodecies B ainsi que les modalités de décompte de la déduction au
titre de l'amortissement.
Art. 2 octodecies B
La société civile de placement immobilier mentionnée au premier
alinéa de l'article 31 bis doit, avant le 16 février de chaque
année, faire parvenir à ses associés un document établi en double
exemplaire conformément à un modèle fixé par l'administration et
comportant les éléments suivants :
1º L'identité et l'adresse des associés ;
2º Le nombre et les numéros des parts ou actions souscrites pour
lesquelles le bénéfice de la déduction est demandé ainsi que le
montant du capital souscrit correspondant ;
3º La date de souscription des parts ou actions et du versement des
fonds ;
4º Le nombre et les numéros des parts détenues au 1er janvier et au
31 décembre et, le cas échéant, des parts souscrites, acquises et
transmises au cours de l'année ainsi que la date de ces opérations ;
5º L'attestation que 95 % de la souscription, appréciés sans tenir
compte des frais de collecte, pour laquelle le bénéfice de la
déduction a été demandé, servent exclusivement à financer un
investissement pour lequel les conditions d'application de la
déduction prévue au h du 1º du I de l'article 31 du CGI sont réunies
;
6º La nature des investissements réalisés au moyen des parts ou
actions souscrites pour lesquelles le bénéfice de la déduction a été
demandée, l'adresse des logements concernés, leur date d'acquisition
ou d'achèvement, la date de leur première location et la surface à
prendre en compte pour l'appréciation du plafond de loyer telle
qu'elle est définie par l'article 2 terdecies A ;
7º L'attestation que le produit de la souscription annuelle est
intégralement investi dans les dix-huit mois qui suivent la clôture
de celle-ci ;
8º L'engagement par la société de louer le logement dans les
conditions et limites prévues au h du 1º du I de l'article 31 du CGI.
La société indique également le montant du loyer mensuel, charges
non comprises, tel qu'il résulte du bail.
Un exemplaire de ce document est joint par la société à sa
déclaration de résultat.
Art. 2 novodecies A
Pour l'application du h du 1º du I de l'article 31 du CGI, la
déduction au titre de l'amortissement est calculée dans les
conditions prévues à l'article 2 novodecies.
Pour les logements acquis par le contribuable en vue de les
réhabiliter, la déduction au titre de l'amortissement est calculée
sur le prix payé pour l'acquisition du logement et la réalisation
des travaux de réhabilitation mentionnés à l'article 2 quindecies B,
majoré des frais afférents à ces opérations. Il est tenu compte
notamment des prestations d'études, d'organisation et de suivi des
travaux de réhabilitation et des frais liés à l'établissement des
états et attestations prévus à l'article 2 quindecies C.
Art. 2 novodecies B
Pour l'application de l'article 31 bis du CGI, la déduction au titre
de l'amortissement est calculée sur 95 % du montant de la
souscription effectivement versée par le contribuable au 31 décembre
de l'année au titre de laquelle la souscription a été effectuée.
Art. 2 vicies
Pour la première année, la déduction calculée sur les bases
d'amortissement mentionnées aux articles 2 novodecies, 2 novodecies
A et 2 novodecies B est admise dans la proportion existant entre,
d'une part, le nombre de mois décompté à partir de celui mentionné
aux premier, deuxième et neuvième alinéas du g et du h du 1º du I de
l'article 31 du CGI et au premier alinéa de l'article 31 bis jusqu'à
la fin de l'année, et, d'autre part, le nombre 12 ;
Lorsque la déduction au titre de l'amortissement prend fin en cours
d'année, elle est admise dans la proportion existant entre, d'une
part, le nombre de mois compris entre le 1er janvier et le premier
jour du mois au cours duquel expire l'annuité d'amortissement et,
d'autre part, le nombre 12.
Lorsque le taux d'amortissement est réduit de 8 % à 2,5 % en cours
d'année, chaque période est décomptée selon les modalités définies
aux premier et deuxième alinéas. Il en est de même l'année de
reprise de l'engagement par le conjoint survivant prévue aux
cinquième et dixième alinéas du g et aux cinquième et onzième
alinéas du h du 1º du I de l'article du CGI.
Art. 58-0 A
Les modalités de l'agrément prévu au 10º du III de l'article 234
nonies du CGI sont les suivantes :
1. Peuvent être agréés par le représentant de l'État dans le
département du lieu de leur siège social les organismes à but non
lucratif dont l'un des objets est de contribuer au logement des
personnes défavorisées mentionnées à l'article 1er de la loi 90-449
du 31 mai 1990 par la mise à leur disposition de logements.
L'organisme doit justifier d'une compétence dans le domaine de
l'action sociale et d'une expérience en matière d'insertion sociale
ou de logement des personnes défavorisées.
2. L'agrément est accordé par décision du représentant de l'État
dans le département pour une durée indéterminée. Si l'une ou l'autre
des conditions mentionnées au 1 cesse d'être remplie et après que
l'organisme a été mis en mesure de présenter ses observations, le
retrait de l'agrément peut être prononcé par le représentant de
l'État dans le département du lieu du siège de l'organisme à but non
lucratif.
Code de la construction et de l'habitation
Art. *R 111-1 Les dispositions du présent chapitre sont
applicables dans toutes les communes à la construction des bâtiments
d'habitation nouveaux ainsi qu'aux surélévations de bâtiments
d'habitation anciens et aux additions à de tels bâtiments.
Constituent des bâtiments d'habitation au sens du présent chapitre
les bâtiments ou parties de bâtiment abritant un ou plusieurs
logements, y compris les foyers, tels que les foyers de jeunes
travailleurs et les foyers pour personnes âgées, à l'exclusion des
locaux destinés à la vie professionnelle lorsque celle-ci ne
s'exerce pas au moins partiellement dans le même ensemble de pièces
que la vie familiale et des locaux auxquels s'appliquent les
articles R 123-1 à R 123-55, R 152-4 et R 152-5.
Un logement ou habitation comprend, d'une part, des pièces
principales destinées au séjour ou au sommeil, éventuellement des
chambres isolées et, d'autre part, des pièces de service, telles que
cuisines, salles d'eau, cabinets d'aisance, buanderies, débarras,
séchoirs, ainsi que, le cas échéant, des dégagements et des
dépendances.
Art. *R 111-2 La surface et le volume habitables d'un
logement doivent être de 14 mètres carrés et de 33 mètres cubes au
moins par habitant prévu lors de l'établissement du programme de
construction pour les quatre premiers habitants et de 10 mètres
carrés et 23 mètres cubes au moins par habitant supplémentaire
au-delà du quatrième.
La surface habitable d'un logement est la surface de plancher
construite, après déduction des surfaces occupées par les murs,
cloisons, marches et cages d'escaliers, gaines, ébrasements de
portes et de fenêtres ; le volume habitable correspond au total des
surfaces habitables ainsi définies multipliées par les hauteurs sous
plafond.
Il n'est pas tenu compte de la superficie des combles non aménagés,
caves, sous-sols, remises, garages, terrasses, loggias, balcons,
séchoirs extérieurs au logement, vérandas, volumes vitrés prévus à
l'article *R 111-10, locaux communs et autres dépendances des
logements, ni des parties de locaux d'une hauteur inférieure à 1,80
mètre.
Art. *R 111-3 Tout logement doit :
a) Être pourvu d'une installation d'alimentation en eau potable et
d'une installation d'évacuation des eaux usées ne permettant aucun
refoulement des odeurs ;
b) Comporter au moins une pièce spéciale pour la toilette, avec une
douche ou une baignoire et un lavabo, la douche ou la baignoire
pouvant toutefois être commune à cinq logements au maximum, s'il
s'agit de logements d'une personne groupés dans un même bâtiment ;
c) Être pourvu d'un cabinet d'aisances intérieur au logement et ne
communiquant pas directement avec les cuisines et les salles de
séjour, le cabinet d'aisances pouvant toutefois être commun à cinq
logements au maximum s'il s'agit de logements d'une personne et de
moins de 20 mètres carrés de surface habitable et à condition qu'il
soit situé au même étage que ces logements ;
d) Comporter un évier muni d'un écoulement d'eau et un emplacement
aménagé pour recevoir des appareils de cuisson.
Les règles de construction et d'installation des fosses septiques et
appareils analogues sont fixées par un arrêté conjoint du ministre
chargé de la santé et du ministre chargé de la construction et de
l'habitation.
Les immeubles collectifs comportent un local clos et ventilé pour le
dépôt des ordures ménagères avant leur enlèvement.
Art. *R 111-4 Compte tenu des modes d'occupation normalement
admissibles, l'isolation des logements doit être telle que le niveau
de pression du bruit transmis à l'intérieur de chaque logement ne
dépasse pas les limites fixées par un arrêté conjoint du ministre
chargé de la construction et de l'habitation et du ministre chargé
de la santé.
Le bruit engendré par un équipement quelconque du bâtiment ne doit
pas dépasser les limites fixées dans la même forme.
Art. R 111-4-1 L'isolement acoustique des logements contre les
bruits des transports terrestres doit être au moins égal aux valeurs
déterminées par arrêté préfectoral dans le département concerné,
conformément à l'article 13 de la loi nº 92-1444 du 31 décembre 1992
relative à la lutte contre le bruit.
En application de l'article R 410-13 du Code de l'urbanisme, le
certificat d'urbanisme précise les secteurs éventuels dans lesquels
les prescriptions d'isolement acoustique sont prévues.
Art. *R 111-5 On doit pouvoir porter dans un logement ou en
faire sortir une personne couchée sur un brancard.
L'installation d'un ascenseur desservant chaque étage est
obligatoire dans les bâtiments d'habitation collectifs comportant
plus de trois étages au-dessus du rez-de-chaussée.
Un arrêté conjoint du ministre chargé de la construction et de
l'habitation et du ministre chargé de l'industrie fixe les règles de
sécurité auxquelles doivent être conformes les ascenseurs.
Art. *R 111-6 Tout logement compris dans un bâtiment
d'habitation au sens de l'article R 111-1 doit pouvoir être chauffé
et pourvu d'eau chaude sanitaire moyennant une dépense d'énergie
limitée, selon les conditions prévues par les dispositions de
l'article R 111-20.
Les équipements de chauffage du logement permettent de maintenir à
18ºC la température au centre des pièces du logement. Ils comportent
des dispositifs de réglage automatique du chauffage qui permettent
notamment à l'occupant d'obtenir une température inférieure à 18ºC
Art. *R 111-7 Les dispositions de l'article R 111-6 sont
applicables aux projets de construction ayant fait l'objet d'une
demande de permis de construire déposée postérieurement au 1er juin
2001.
Art. *R 111-8 Les logements doivent être protégés contre les
infiltrations et les remontées d'eau.
Art. *R 111-9 Les logements doivent bénéficier d'un
renouvellement de l'air et d'une évacuation des émanations tels que
les taux de pollution de l'air intérieur du local ne constituent
aucun danger pour la santé et que puissent être évitées les
condensations, sauf de façon passagère.
Un arrêté conjoint du ministre chargé de la construction et de
l'habitation, du ministre chargé de la santé et du ministre chargé
de l'industrie précise les modalités d'application du présent
article.
Art. *R 111-10 Les pièces principales doivent être pourvues
d'un ouvrant et de surfaces transparentes donnant sur l'extérieur.
Toutefois cet ouvrant et ces surfaces transparentes peuvent donner
sur des volumes vitrés installés soit pour permettre l'utilisation
des apports de chaleur dus au rayonnement solaire, soit pour
accroître l'isolation acoustique des logements par rapport aux
bruits de l'extérieur.
Ces volumes doivent, en ce cas :
a) Comporter eux-mêmes au moins un ouvrant donnant sur l'extérieur ;
b) Être conçus de telle sorte qu'ils permettent la ventilation des
logements dans les conditions prévues à l'article *R 111-9 ;
c) Être dépourvus d'équipements propres de chauffage ;
d) Comporter des parois vitrées en contact avec l'extérieur à
raison, non compris le plancher, d'au moins 60 % dans le cas des
habitations collectives et d'au moins 80 % dans le cas des
habitations individuelles ;
e) Ne pas constituer une cour couverte.
Art. *R 111-11 La construction doit être telle qu'elle
résiste dans son ensemble et dans chacun de ses éléments à l'effet
combiné de son propre poids, des charges climatiques extrêmes et des
surcharges correspondant à son usage normal.
Les surfaces vitrées doivent être réalisées avec des verres de
qualité telle ou protégées de telle manière qu'elles résistent aux
chocs auxquels elles sont normalement exposées et qu'en cas de bris
elles ne puissent provoquer des lésions corporelles graves aux
personnes qui utilisent les logements et leur accès dans des
conditions normales.
Un arrêté du ministre de l'intérieur, du ministre chargé de la
construction et de l'habitation et du ministre chargé de l'industrie
précise les modalités d'application des dispositions du précédent
alinéa.
Art. *R 111-12 Compte tenu notamment des dispositions des
décrets du 2 avril 1926, du 18 janvier 1943, du 23 mai 1962 et du 7
novembre 1962, des arrêtés conjoints des ministres chargés de
l'industrie, de la construction et de l'habitation, de la santé et
du ministre de l'intérieur fixent les règles de sécurité applicables
à la construction des bâtiments d'habitation en ce qui concerne les
installations de gaz, les installations d'électricité, les
installations de stockage et d'utilisation des combustibles et les
installations fixes de chauffage, de production d'eau chaude et de
vapeur et de réfrigération.
Lorsqu'il est prévu des conduits de fumée, ceux-ci doivent
satisfaire aux règles sanitaires et de sécurité fixées par un arrêté
conjoint des ministres chargés de la construction et de
l'habitation, de la santé, de l'industrie et du ministre de
l'intérieur.
Lorsqu'il est prévu des vide-ordures, ceux-ci doivent satisfaire aux
règles sanitaires et de sécurité fixées par un arrêté conjoint des
ministres chargés de la construction et de l'habitation et de la
santé.
Art. *R 111-13 La disposition des locaux, les structures, les
matériaux et l'équipement des bâtiments d'habitation doivent
permettre la protection des habitants contre l'incendie. Les
logements doivent être isolés des locaux qui, par leur nature ou
leur destination, peuvent constituer un danger d'incendie ou
d'asphyxie. La construction doit permettre aux occupants, en cas
d'incendie, soit de quitter l'immeuble sans secours extérieur, soit
de recevoir un tel secours.
Les installations, aménagements et dispositifs mécaniques,
automatiques ou non, mis en place pour permettre la protection des
habitants des immeubles doivent être entretenus et vérifiés de telle
manière que le maintien de leurs caractéristiques et leur parfait
fonctionnement soient assurés jusqu'à destruction desdits immeubles.
Les propriétaires sont tenus d'assurer l'exécution de ces
obligations d'entretien et de vérification. Ils doivent pouvoir en
justifier, notamment par la tenue d'un registre.
Un arrêté conjoint du ministre chargé de la construction et de
l'habitation et du ministre de l'intérieur fixe les modalités
d'application du présent article.
Art. *R 111-14 Les immeubles groupant plusieurs logements
doivent être pourvus des lignes téléphoniques nécessaires à la
desserte de chacun des logements. Ces lignes doivent être placées
dans des gaines ou passages réservés à cet effet.
Ces mêmes immeubles doivent également être munis des dispositifs
collectifs nécessaires à la distribution des services de
radiodiffusion sonore et de télévision dans les logements et des
gaines ou passages pour l'installation des câbles correspondants.
Ces dispositifs collectifs doivent permettre la fourniture des
services diffusés par voie hertzienne terrestre reçus normalement
sur le site, être raccordables à un réseau câblé et conformes aux
spécifications techniques d'ensemble fixées en application de
l'article 34 de la loi nº 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée
relative à la liberté de communication.
Un arrêté conjoint des ministres chargés de la construction et de
l'habitation, des postes et télécommunications et de l'information
précise les modalités d'application des règles fixées aux alinéas
précédents et, en tant que de besoin, les conditions dans lesquelles
il peut y être dérogé pour certaines catégories d'immeubles, eu
égard à leur nature, à leur affectation ou à leur situation.
Art. *R 111-14-1 Pour leur desserte postale, les bâtiments
d'habitation doivent être pourvus de boîtes aux lettres à raison
d'une boîte aux lettres par logement.
S'il existe plusieurs logements, ces boîtes doivent être regroupées
en ensembles homogènes.
Un arrêté conjoint du ministre chargé de la construction et de
l'habitation et du ministre chargé des postes précise les modalités
d'application des dispositions du présent article.
Art. *R 111-15 Aux étages autres que le rez-de-chaussée :
a) Les fenêtres autres que celles ouvrant sur des balcons, terrasses
ou galeries et dont les parties basses se trouvent à moins de 0,90
mètre du plancher doivent, si elles sont au-dessus du
rez-de-chaussée, être pourvues d'une barre d'appui et d'un élément
de protection s'élevant au moins jusqu'à un mètre du plancher ;
b) Les garde-corps des balcons, terrasses, galeries, loggias,
doivent avoir une hauteur d'au moins un mètre ; toutefois, cette
hauteur peut être abaissée jusqu'à 0,80 mètre au cas où le
garde-corps a plus de cinquante centimètres d'épaisseur.
Art. *R 111-16 Un arrêté conjoint du ministre chargé de la
construction et de l'habitation, du ministre chargé de la santé et
du ministre de l'intérieur et de la décentralisation peut, par
dérogation aux dispositions de la présente section, fixer des règles
spéciales à certaines catégories de logements destinés à
l'occupation temporaire ou saisonnière.
Le ministre chargé de la construction et de l'habitation et le
ministre chargé de la santé peuvent accorder conjointement, en tant
que de besoin, des dérogations aux dispositions de la présente
section pour la réalisation d'habitations ayant un caractère
expérimental.
Le ministre chargé de la construction et de l'habitation peut
accorder des dérogations aux dispositions du deuxième alinéa de
l'article R 111-5 pour la réalisation de bâtiments d'habitation
collectifs nouveaux ayant un caractère expérimental rendant
momentanément impossible l'application de ces dispositions.
Le préfet peut accorder des dérogations aux dispositions du deuxième
alinéa de l'article R 111-5 lorsque les caractéristiques du terrain
ou la présence de constructions existantes font obstacle à leur
application. Le préfet se prononce par arrêté après consultation de
la commission consultative départementale de la protection civile,
de la sécurité et de l'accessibilité prévue par le décret 85-988 du
16 septembre 1985.
Le préfet peut accorder des dérogations aux dispositions des
articles R 111-3 c, R 111-10, R 111-12 (1er alinéa) et R 111-13 si
les aménagements proposés par le constructeur ou imposés à lui par
la décision accordant la dérogation assurent aux bâtiments les mêmes
garanties de confort, d'hygiène ou de sécurité.
Le préfet peut accorder des dérogations aux dispositions de la
première phrase du premier alinéa de l'article R 111-14 lorsque des
caractéristiques techniques et économiques de certaines opérations
de construction le justifient.
Les décisions accordant les dérogations mentionnées aux deux alinéas
précédents sont publiées au Recueil des actes administratifs du
département. Le dossier de ces demandes de dérogation est communiqué
aux personnes physiques ou morales qui en font la demande dans les
conditions fixées par la loi nº 78-753 du 17 juillet 1978.
Art. *R 111-17 En application de l'article L 111-4, les
dispositions du présent chapitre se substituent de plein droit aux
dispositions contraires ou divergentes des règlements sanitaires
départementaux et communaux.
Art. *R 111-20
I. Les bâtiments nouveaux et parties nouvelles de bâtiments doivent
être construits et aménagés de telle sorte qu'ils respectent des
caractéristiques thermiques minimales et les conditions suivantes :
– la consommation conventionnelle d'énergie d'un bâtiment pour le
chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d'eau
chaude sanitaire et, pour certains types de bâtiments, l'éclairage
des locaux, est inférieure ou égale à la consommation
conventionnelle d'énergie de référence de ce bâtiment ;
– dans le cas d'un bâtiment non climatisé, la température intérieure
conventionnelle atteinte en été est inférieure ou égale à la
température intérieure conventionnelle de référence.
II. – Un arrêté du ministre chargé de l'énergie et du ministre
chargé de la construction et de l'habitation fixe :
1. Les caractéristiques thermiques minimales ;
2. La méthode de calcul de la consommation conventionnelle d'énergie
d'un bâtiment ;
3. Les bâtiments pour lesquels l'éclairage n'est pas pris en compte
dans la consommation conventionnelle d'énergie ;
4. La méthode de calcul de la température intérieure conventionnelle
atteinte en été dans un bâtiment ;
5. Les caractéristiques thermiques de référence pour le calcul de la
consommation conventionnelle d'énergie de référence et le calcul de
la température intérieure conventionnelle de référence atteinte en
été ;
6. Les conditions particulières d'évaluation de la performance
thermique des projets de construction pour lesquels, en raison de
leur spécificité établie, les caractéristiques thermiques, minimales
ou de référence, ou les méthodes de calcul ne sont pas applicables ;
7. Les conditions d'approbation des procédés et solutions techniques
de construction, d'aménagement et d'équipement susceptibles en
eux-mêmes de justifier du respect des conditions définies au I.
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