Un peu moins de 10% des placements des Français
passent par l’intermédiaire d’un conseiller en gestion de patrimoine
indépendant.
Cette activité devrait connaître un développement
sensible, car on se sait pas toujours que l’indépendant ne coûte pas plus
cher que le banquier ou l’assureur vie. En revanche, le client bénéficie
généralement d’un meilleur suivi du fait de la disponibilité réputée plus
grande du conseiller en gestion de patrimoine indépendant par rapport au salarié ou à l’agent général
d’assurances.
Enfin, le conseiller est, en principe,
libre de choisir ses fournisseurs pour gérer au mieux les intérêts de sa
clientèle.
Mais que se passe-t-il s’il fait faillite ? A la fin
du printemps dernier, l’un des plus gros cabinets français de Conseil en
Gestion de Patrimoine a déposé son
bilan. D’autres structures pourraient être déstabilisées, comme l’écrit
Investir Magazine, qui fait le point sur le sujet.
En fait, les risques courus par la clientèle des
indépendants sont très limités.
D’une part, les cabinets fonctionnent généralement
en libéral, avec peu de frais et donc peu de risques.
Ensuite et surtout, ils ne sont pas dépositaires des
capitaux qui leur sont confiés: ces capitaux sont en fait versés à des
compagnies d’assurances ou à des banques qui les gèrent et qui reversent une
partie de leurs frais de gestion au conseiller en gestion de patrimoine indépendant. En cas de
faillite de celui-ci, la clientèle est généralement reprise par un autre
cabinet. Dans le pire des cas – la liquidation de biens – le client se
retrouve seul face à son ou à ses gérants. Mais son patrimoine reste intact
et il peut transférer son Plan d’épargne en actions à un autre établissement
(mais il ne peut pas transférer son contrat d’assurance vie). Il y a un cas
de figure, cependant, où il est piégé. C’est lorsque le cabinet lui a monté
une opération de défiscalisation type loi Pons ou loi Paul, car si le
cabinet disparaît ensuite, aucun concurrent ne voudra reprendre un dossier
qui ne lui rapporte rien. La meilleure garantie que la clientèle des
indépendants puisse prendre, c’est de ne jamais faire de chèque à leurs noms
ou au nom d’une éventuelle filiale, sauf bien sûr s’il s’agit d’honoraires
correspondants à une intervention précise.