Fiscalité avantageuse de l'investissement dans l'
ART
Les oeuvres d'art bénéficient en droit français d'une fiscalité à la fois
spécifique et attractive. De l'achat à la revente, de la possession à la
transmission, les objets d'art disposent d'un cadre juridique et fiscal
national qui comporte des éléments particulièrement intéressants.
Exonération ISF :
Les oeuvres d'art ne sont pas assujetties à l'Impôt de Solidarité sur la
Fortune (ISF). Dans cette mesure, elles ne sont pas mentionnées dans la
déclaration de l'ISF et les montants consacrés à l'acquisition sont non
imposables. Cette disposition fiscale, applicable aussi bien aux peintures,
dessins, gouaches, aquarelles qu'aux sculptures et aux bronzes, en fait un
parfait outil de déplafonnement de l'ISF.
Taxation avantageuse des plus-values :
En cas de revente, le vendeur, s'il dispose d'une facture, peut opter
soit pour la taxation forfaitaire de 5 %, soit pour l'application du régime
général des plus-values (régime identique à celui des plus-values
immobilières avec exonération au bout de 21 ans). S'il ne dispose pas de
facture, le vendeur devra seulement payer la taxe de 5 % qui sera acquittée
par l'intermédiaire pour le compte du vendeur.
voir l'exemple...
Transmission de patrimoine :
Sous certaines conditions, les oeuvres d'art peuvent être, en cas de
succession, intégrées dans le forfait de 5 % des meubles meublants.
Dation en paiement :
La loi Malraux permet aux propriétaires d'oeuvres d'art d'acquitter
certains impôts (ISF, droits de succession, droits de donation-partage) en
proposant une oeuvre d'art à l'Etat. Cette disposition est particulièrement
intéressante dans la mesure où cette procédure est suspensive du paiement
des droits.
En projet :
Taux de réduction à 60%
Plafonnée à 20% du revenu imposable
Possibilité du report sur 5 ans de l’avantage fiscal
au-delà du plafond
Ce qui sur des revenus constants de 150 000 €
Investissement dans une œuvre de 100 000 €
Soit une réduction de 60 000 € étalée sur 5 ans
Exemple de calcul de la fiscalité des plus-values pour les investissements
dans l'art
Monsieur Desbois Robin, imposé à 49.58% de TMI a acquis en
Février 1983 un dessin de Picasso au prix de 180 000 € .
En Juin 2002, il négocie cette acquisition au prix de
360 000 €.
Il est donc soumis à une taxation sur les plus-values.
Détenteur de tous les documents nécessaires,
Mr Desbois se trouve devant une alternative :
Une taxe forfaitaire
ou bien
Le régime de droit commun